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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/199

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qu’elle vous a été utile à tous, non pas en paroles, mais en réalité. Premièrement, par mois vous n’économisez pas moins d’une drakhme de lumière ; car tous ceux qui sortent le soir disent : « Enfant, n’achète pas de torches ; la lueur de Sélènè est brillante. » Elle y ajoute, dit-elle, d’autres services ; et vous, au lieu de compter exactement les jours, vous renversez tout du haut en bas. Aussi, les dieux l’accablent de fréquentes menaces, lorsque, frustrés du festin, ils reviennent chez eux, sans avoir eu la fête d’après l’ordre des jours. Quand il faudrait sacrifier, vous donnez la question ou vous êtes en procès. Souvent, tandis que, nous autres dieux, nous jeûnons en signe de deuil pour la mort de Memnôn ou de Sarpédôn, vous vous livrez aux libations ou au rire. Voilà pourquoi Hyperbolos, élevé cette année aux fonctions de hiéromnémôn, nous, dieux, nous lui avons enlevé sa couronne. Il saura mieux désormais que c’est d’après Sélènè qu’il faut régler les jours de la vie.





SOKRATÈS.

Par la Respiration ! Par le Khaos ! Par l’Air, je n’ai jamais vu d’homme si grossier, si stupide, si gauche, si oublieux ! Les jeux d’esprit les plus simples, il les oublie, avant même de les avoir appris. Cependant, je veux l’appeler ici à la porte, au grand jour. Où es-tu, Strepsiadès ? Sors, et prends ton grabat.


STREPSIADÈS.

Mais elles ne veulent pas me le laisser apporter, les punaises !