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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/170

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et l’inférieur. Ils prétendent que, par le moyen de l’un de ces deux raisonnements, c’est-à-dire de l’inférieur, on gagne les causes injustes. Si donc tu m’y apprenais ce raisonnement injuste, de toutes les dettes que j’ai contractées pour toi, je ne paierais une obole à personne.


PHIDIPPIDÈS.

Je n’y saurais consentir : je n’oserais pas regarder les cavaliers avec ma face jaune et maigre.


STREPSIADÈS.

Alors, par Dèmètèr, vous ne mangerez plus mon bien, ni toi, ni ton attelage, ni ton cheval. Je te chasse de ma maison et je t’envoie aux corbeaux marqué au Σ.


PHIDIPPIDÈS.

Mon oncle Mégaklès ne me laissera pas sans monture. Je vais chez lui, et je me moque de toi.





STREPSIADÈS.

Eh bien, moi, pour une chute, je ne reste point par terre. Mais j’invoquerai les dieux et j’irai moi-même au philosophoir. Seulement, vieux comme je suis, sans mémoire et l’esprit lent, comment apprendrai-je les broutilles de leurs raisonnements raffinés ? Il faut y aller. Pourquoi hésiter encore et ne pas frapper à la porte ?… Enfant, petit enfant !



UN DISCIPLE.

Va-t’en aux corbeaux ! Qui frappe à la porte ?