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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/160

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ries, et qui, de leurs sièges, babillent ainsi : « L’habile homme que Phæax ! Il a eu l’adresse de ne pas mourir ! C’est un dialecticien pressant, serrant ses conclusions, sentencieux, clair, émouvant, dominant puissamment le tumulte. »


AGORAKRITOS.

Est-ce que tu ne joues pas du doigt avec cette gent babillarde ?


DÈMOS.

Non, de par Zeus ! mais je les forcerai tous d’aller à la chasse et de mettre fin à leurs décrets.


AGORAKRITOS.

En ce cas, je te donne ce pliant et ce jeune garçon bien monté, qui te le portera ou, si bon te semble, te servira de pliant.


DÈMOS.

Quel bonheur pour moi de recouvrer mon ancien état !


AGORAKRITOS.

C’est ce que tu pourras dire quand je t’aurai livré les trêves de trente ans : « Ô Trêves, paraissez au plus vite ! »


DÈMOS.

Ô Zeus vénéré, comme elles sont belles ! Au nom des dieux, est-il permis de les trentanniser ? Où les as-tu prises, en réalité ?


AGORAKRITOS.

C’était le Paphlagonien qui les tenait cachées dans sa