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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/144

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DÈMOS.

Iou ! Iou ! Personne n’est plus sensé que Glanis ; et maintenant je me confierai à toi pour guider ma vieillesse et refaire mon éducation.


KLÉÔN.

Pas encore, je t’en conjure ; attends un peu : je te promets de te procurer de l’orge pour ta vie de chaque jour.


DÈMOS.

Non, je ne supporte pas qu’on me parle d’orge. Maintes fois j’ai été trompé par toi et par Théophanès.


KLÉÔN.

Eh bien, je te procurerai de la farine d’orge toute préparée.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi des galettes toutes cuites et du poisson grillé : tu n’auras qu’à manger.


DÈMOS.

Accomplissez maintenant ce que vous devez faire. À celui de vous deux qui aura le plus d’égards pour moi je remettrai les rênes de la Pnyx.


KLÉÔN.

J’y cours le premier.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Non pas, ce sera moi.