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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/136

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KLÉÔN.

Ne fais pas cela, maître, avant d’avoir entendu mes oracles.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et les miens aussi.


KLÉÔN.

Si tu l’écoutes, il faut que tu sois son complaisant immonde.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et si tu l’écoutes, il faut que tu sois à lui jusqu’à ton plan de myrte.


KLÉÔN.

Mes oracles disent que tu dois régner sur toute la contrée, couronné de roses.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et les miens disent que, vêtu d’une robe de pourpre brodée, une couronne sur la tête, debout sur un char doré, tu poursuivras Sminkythè et son maître.


DÈMOS.

Va me chercher tes oracles, afin que celui-ci les entende.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Volontiers.


DÈMOS.

Et toi les tiens.