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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/134

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épuiser tes fonds ; tu auras un vieux navire, où il faudra sans cesse des dépenses et des réparations, et je m’arrangerai de manière que tu prennes des voiles pourries.


LE CHŒUR.

Notre homme bout ; cesse, cesse de chauffer ; retire un peu de bois, et écume ses menaces avec ceci. (Il lui présente une cuillère.)


KLÉÔN.

Tu me le paieras cher ; je t’écraserai d’impôts, je m’empresserai de te porter sur la liste des riches.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Moi je ne fais pas de menaces, je te souhaite seulement ceci, c’est que, la poêle chauffant pour frire des sépias, au moment où tu vas proposer ton avis sur les Milésiens, et gagner un talent, si tu réussis, tu te hâtes d’avaler tes sépias pour courir à l’assemblée, et que si, avant de manger, on t’appelle, toi qui veux gagner le talent, tu avales et tu étouffes.


LE CHŒUR.

Très bien, au nom de Zeus, d’Apollôn et de Dèmètèr !


DÈMOS.

Mais il me semble que voilà de tout point un excellent citoyen, tel qu’il n’y en a eu en aucun temps pour la populace à une obole. Et toi, Paphlagonien, qui prétendais m’aimer, tu ne m’as fait manger que de l’ail. Maintenant, rends-moi mon anneau ; tu cesses d’être mon intendant.