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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/103

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LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Et moi aussi j’ai été élevé sur l’Agora.


KLÉÔN.

Je te mettrai en pièces, si tu grognes.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Je te couvrirai de merde, si tu parles.


KLÉÔN.

Je conviens que je suis un voleur. Et toi ?


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Par Hermès Agoréen ! je me parjure, même devant ceux qui m’ont vu.


KLÉÔN.

C’est donc que tu t’attribues à faux le mérite des autres. Je te dénonce aux Prytanes comme possédant des tripes sacrées, qui n’ont pas payé la dîme.


LE CHŒUR.

Infâme, scélérat, braillard, tout le pays est plein de ton impudence, l’assemblée entière, les finances, les greffes, les tribunaux. Agitateur brouillon, tu as rempli toute la cité de désordre, et tu as assourdi notre Athènes de tes cris ; d’une roche élevée tu as l’œil sur les revenus, comme un pêcheur sur des thons.


KLÉÔN.

Je connais cette affaire et où depuis longtemps elle a été ressemelée.