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Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 8.djvu/306

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chapitre vii.

Situation rassurante de la République, a l’intérieur et a l’extérieur. — Embarras financiers : soucis qu’ils occasionnent à Pétion. — Paroles amères qui lui sont attribuées. — Assertion d’Inginac à ce sujet et concernant le général Boyer. — Examen des motifs qu’a eus Inginac à son égard. — Voyage du général Borgella au Port-au-Prince et son but : accueil qu’il reçoit de Pétion. — Particularités relatives au général Boyer. — Faits d’un officier du 15e régiment : indulgence de Pétion envers lui. — Examen des causes physiques et morales qui ont pu contribuer à la maladie et à la mort de Pétion. — Ce que l’on a cru généralement à cette époque. — Lettres du général Boyer au général Lys et à plusieurs autres, sur la gravité de la maladie, et les mandant au Port-au-Prince. — Pétion gracie, avant de mourir, un soldat du 14e régiment condamné à la peine de mort. — Il meurt le 29 mars. — Lamentations de la population de la capitale, sympathie des Étrangers : particularités touchantes à cette occasion. — Préparatifs ordonnés pour les funérailles du Président d’Haïti. — Cérémonies religieuses dans toute la République. — Éloges funèbres prononcés au Port-au-Prince et aux Cayes. — Parallèle de TOUSSAINT LOUVERTURE et d’ALEXAINDRE PÉTION.


Nous voici parvenu à cette année de pénible souvenir, où l’on vit la République d’Haïti dans un deuil universel, par la mort de son fondateur : événement douloureux dont il faut avoir été témoin, pour comprendre à quel point un chef juste et bienfaisant peut être regretté par tout un peuple reconnaissant ; circonstance difficile à relater néanmoins, parce qu’il y a des faits qui restent gravés dans la mémoire sans qu’on puisse les reproduire, des sentimens qu’on a éprouvés sans pouvoir les exprimer. Toutefois, nous essaierons de dire ce que