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RÉSUMÉ DE LA SIXIÈME ÉPOQUE.

Immédiatement après la conclusion des traités avec la France, la session législative eut lieu. L’Opposition parlementaire qui s’était organisée, en 1837, dans la Chambre des communes, tirant parti de cet heureux événement, porta cette Chambre à voter une adresse au chef du pouvoir exécutif, dans laquelle elle formula ses vœux au nom de la nation. Cet acte remarquable, et par sa rédaction et par les convenances observées à l’égard de Boyer, exposa l’urgente nécessité d’une révision de la constitution de 1816, afin de rajeunir les institutions politiques qui régissaient le pays, et de plusieurs lois sur différentes matières, notamment sur la réorganisation du système judiciaire et de l’administration publique en général, pour rendre responsables les grands fonctionnaires de l’État et les principaux commandans militaires.

Par cette adroite tactique, où elle enlevait au Sénat l’initiative que lui attribuait la constitution, et sur la révision et sur l’administration, l’Opposition voulut mettre Boyer en demeure de se prononcer sur les améliorations qu’elle réclamait incessamment pour assurer le bonheur du peuple qui, selon elle, était en proie à la misère.

Mais l’éclat donné à l’adresse de la Chambre devint en