Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 11.djvu/299

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


son amour pour ses concitoyens le lui commandent. Ainsi, que sa première condition soit acceptée et religieusement observée : Respect pour les personnes et les propriétés !

» Le colonel Chardavoine (sénateur), assisté des députés de la ville, est chargé d’apporter la présente déclaration. »

Si le sort du président Boyer et de son gouvernement allait se décider par la soumission de Borgella et de ses troupes, le sort de la Révolution de 1843 devait dépendre aussi de la sincérité avec laquelle « le chef d’exécution des volontés du peuple souverain » allait accepter ces conditions, posées par l’illustre Vétéran qui commença sa carrière militaire en 1791, et qui eut dans le cours de sa vie tant d’actions dignes du vrai citoyen.

Le sénateur colonel Chardavoine et les députés se rendirent auprès du général R. Hérard, et revinrent au coucher du soleil du 8 mars, avec la pièce qui suit :


xxxxxxxxxxxxLiberté,xxxxxxxxxxxxxxxxou la Mort.

République Haïtienne.
Au nom de la Souveraineté du peuple,

Le Chef d’exécution de la volonté du peuple souverain et de ses résolutions,

Après avoir consulté le giron des comités populaires, et les propositions insérées dans la lettre du général Borgella demandant un mûr examen, a résolu d’ajourner la réponse à demain matin.

Salut en la patrie.

Signé : C. Hérard aîné.

Certifié par le président et les membres du giron,

Signé : Hérard Dumesle, Laudun, Bédouet.[1]
  1. Cet acte est écrit de la main de H. Dumesle. En changeant la dénomination de la