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France et la République. On trouvera ses motifs exprimés dans le message suivant qu’il adressa au Sénat, sous la date du 3 juillet.

« Citoyens sénateurs,

» Par mon message en date du 11 janvier 1835, je fis connaître au Sénat quelle était à cette époque la situation des négociations entamées par le gouvernement de la République avec le gouvernement français, pour parvenir à la conclusion d’un traité définitif, et je réclamai le concours de l’opinion de chacun de ses membres sur la ligne de conduite qu’il convenait le mieux d’adopter dans un tel état de choses.

» Le Sénat, en motivant son opinion sur les différens points que j’avais présentés à son examen, approuva, par sa réponse du 15 du même mois, signée par tous les membres présens à la séance du jour, les résolutions prises par le gouvernement haïtien.

» Dès lors j’ai suivi avec persévérance la marche que je m’étais tracée ; mais comme, dans l’intervalle des deux années qui se sont écoulées, le Sénat a été renouvelé en partie[1], et que, par suite du remboursement fait au trésor de France du capital de 4,848,905 fr. dont il avait fait, dans le temps, l’avance pour le service de l’emprunt de 1825, il est possible que le gouvernement français reprenne les négociations déjà entamées, j’ai jugé convenable de rappeler officiellement ici les propositions contenues dans ma dépêche du 11 janvier 1835, pour avoir actuellement la pensée du Sénat ; et, quoique je ne doute pas que son opinion ne soit conforme à celle motivée dans son message du

  1. Dans cette session de 1837, il se trouvait dix nouveaux sénateurs qui n’avaient point participe aux résolutions de 1835, sur quatorze membres qui furent alors consultés.