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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/88

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La quantité dont le plan se mouvra, en sorte qu’au moment où il atteindra la position verticale, ces lignes seront verticales elles-mêmes. Les lignes placées primitivement dans des directions intermédiaires entre celles de ces deux systèmes, formeront avec l’horizon des angles compris entre 0 et 90°. Or c’est là l’image fidèle de la disposition qu’affectent les grands axes des cailloux dans les couches redressées.

Les terrains de sédiment, l’observation des cailloux le démontre, n’ont donc pas été déposés sur la place et dans la position qu’ils occupent aujourd’hui ; ils ont été relevés plus ou moins au moment où les montagnes dont ils recouvrent les flancs sont sorties du sein de la Terre.

Cela posé, il est évident que les terrains sédimenteux dont les couches se présenteront sur la pente des montagnes, dans des directions inclinées ou verticales, existaient avant que ces montagnes surgissent. Les terrains également sédimenteux qui se prolongeront horizontalement jusqu’à la rencontre des mêmes pentes, seront, au contraire, d’une date postérieure à celle de la formation de la montagne ; car on ne saurait concevoir qu’en sortant de terre elle n’eût pas relevé à la fois toutes les couches existantes.

Plaçons des noms propres dans la théorie générale et si simple que nous venons de développer, et la découverte de M. de Beaumont sera constatée.

Des quatre espèces de terrains sédimenteux que nous avons distinguées, trois, et ce sont les plus élevées, les plus voisines de la surface du globe ou les plus modernes, se prolongent en couches horizontales jusqu’aux mon-