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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/75

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qui résulte de son intersection avec un plan horizontal, ou, ce qui revient au même, d’une ligne horizontale menée dans son plan ; marquer la direction d’une couche, c’est indiquer à quels points de l’horizon cette ligne aboutit.

L’inclinaison est l’angle que la couche forme avec l’horizon.

Ces deux expressions n’auraient évidemment aucun sens, si la couche n’était pas considérée comme plane.

Les géologues considèrent les couches, les strates, comme résultant de dépôts qui, à l’origine des choses, se sont formés successivement au sein d’une masse fluide.

Quand les couches ont des épaisseurs égales, il paraît difficile de ne pas admettre que ce dépôt s’est opéré primitivement sur une surface à peu près horizontale ; mais de telles couches, au contraire, forment souvent de très grands angles avec l’horizon ; le terrain qui les supporte a donc été soulevé depuis leur formation ; l’inclinaison des couches est un indice certain des grandes révolutions que le globe a éprouvées.

Certains terrains ne présentent aucune stratification apparente ; le granite et le porphyre sont généralement dans ce cas.

Il existe des roches qui se divisent en prismes à trois, quatre, cinq, six, sept ou huit pans ; leur hauteur n’est ordinairement que de quelques décimètres ; mais on en voit fréquemment de dix et même quelquefois de deux cents mètres de long.

Le plus ordinairement ces prismes sont disposés verticalement ; dans cet état ils forment les célèbres colon-