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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/67

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steppes ces plaines où une seule espèce de plantes étouffe toutes les autres et qu’on désigne communément par le nom de bruyères. Telle est, par exemple, en très-grande partie, la plaine qui s’étend depuis la pointe septentrionale du Jutland jusqu’à l’embouchure de l’Escaut.

On appelle montagne toute masse de terrain fort élevée au-dessus du sol environnant : mont a la même signification, mais ce mot ne s’emploie guère que devant un nom propre : mont Etna, mont Liban, mont Cenis, mont Ventoux, etc.

On appelle colline toute montagne de petite dimension, surtout quand elle s’élève au-dessus de la plaine par degrés presque insensibles ; coteau désigne une petite colline.

Le mot monticule s’emploie quand il est question d’une élévation du terrain inférieure à celle qu’on est convenu d’appeler coteau.

On distingue dans une montagne la base, le sommet ou cime, et les flancs, pentes ou versants.

Les pierres et les terres qui s’éboulent d’une montagne se réunissent à la longue vers son pied : c’est pour cela que cette partie est toujours la moins inclinée.

Quand le sommet d’une montagne se détache pour ainsi dire de la masse générale, en prenant tout à coup une pente très-rapide, on l’appelle pic ; tel est dans les Pyrénées le pic du Midi de Bigorre, et dans les Alpes le pic Blanc, près du mont Rose ; tel est aussi le pic de Teyde, dans l’île de Ténériffe.

Si ce sommet est anguleux et très-élancé, c’est une aiguille ou même une dent. Ainsi on a dans les Alpes