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Nouvelle Lune, maximum d’action ;

Pleine Lune ;

Premier et second quartier, minima égaux.

On voit ensuite que :

Le périgée aurait autant d’influence que la pleine Lune ;

L’action de l’apogée serait double de celle des quartiers.

Tout cela est assez d’accord avec les opinions populaires. Ces résultats se fondent d’ailleurs sur 45 années d’observations. Cependant, ainsi qu’on va le voir, je ne pourrais les donner comme bien établis.

Le lecteur n’a pas oublié, je l’espère, la remarque que j’ai présentée en commençant ce chapitre, sur le vague du mot changement de temps, sur l’arbitraire que ce vague doit nécessairement jeter dans la discussion des observations ; sur la possibilité qu’un esprit systématique y trouvera de faire, même involontairement, pencher la balance en faveur de telle ou telle autre opinion. Cette difficulté est réelle, et toutefois je la laisserai de côté pour arriver à des objections bien plus graves encore, que les calculs de Toaldo ne manqueront pas de suggérer à tous ceux qui les examineront avec quelque esprit de critique.

Le physicien de Padoue ne se contente pas d’attribuer aux phases de la Lune les changements qui se sont opérés les jours mêmes de ces phases ; il classe aussi dans cette catégorie les changements de la veille et ceux du lendemain. Il va dans certains cas jusqu’à étendre la prétendue action lunaire à deux jours avant, à deux jours après la phase.

En adoptant de telles bases, est-il donc étonnant que