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proportionnelle, en mètres ou en lieues, la valeur de DB, ou la hauteur du point B au-dessus de la courbe circulaire ayant C pour centre et CA pour rayon, en un mot au-dessus de la ligne de niveau du point A.

Si l’on faisait la même série d’observations et de calculs à une époque différente de celle que nous avons choisie, à une époque où l’intervalle AB n’est pas vu perpendiculairement, il faudrait ramener la ligne AB à ce qu’elle serait, si elle se présentait à l’observateur dans la position perpendiculaire, afin de pouvoir considérer le triangle BAC comme un triangle rectangle. La méthode n’aurait besoin que de cette modification pour être applicable à tous les cas.

Je vais maintenant passer à la discussion des résultats obtenus ; pour se retrouver dans les lieux lunaires que je vais avoir à citer, on devra se reporter aux renseignements que je donne plus loin (chap. xx) sur la topographie de la Lune, et à la carte de la Lune qui les accompagne (fig. 296, p. 448 et 449).

La hauteur maximum, trouvée par Herschel, est celle du mont Sacer ; elle ne se monte qu’à 2 800 mètres. Deux autres mesures, celles du mont Sinope, et d’une montagne située au sud-est du disque apparent, donnèrent environ 2 400 mètres. Tout le reste était considérablement plus faible.

Herschel tira de ses observations la conséquence qu’à un petit nombre d’exceptions près, la hauteur des montagnes de la Lune ne dépasse pas 800 mètres. Les études sélénographiques les plus récentes sont contraires à cette conclusion. Il ne sera pas difficile de le prouver. Qu’on