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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/386

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dans les expériences de Bouguer. C’est là qu’il faut chercher la cause des discordances que présentent les résultats des mesures géodésiques, et non dans la direction du petit axe des ellipses méridiennes relativement à la ligne des pôles.

Venons à des considérations d’une autre espèce, et qui peuvent également conduire à découvrir si la Terre a été choquée par une comète.

Lorsqu’un corps isolé dans l’espace, quelles que soient d’ailleurs sa forme et sa nature, éprouve sur place un mouvement de rotation, chacun de ses points décrit une circonférence de cercle. Les centres de toutes ces circonférences se trouvent situés sur une seule et même ligne droite, qui perce la surface du corps en deux points qu’on nomme, comme tout le monde sait, les pôles. Les deux pôles sont les seules parties de la surface qui soient immobiles, pendant que tout le reste tourne.

La ligne qui joint les pôles s’appelle l’axe de rotation.

Si le corps qui tourne est sphérique et homogène, son axe idéal de rotation reste invariable ; il passe par le centre et aboutit constamment aux mêmes points matériels de la surface. Si la figure du corps est tout autre, son mouvement de rotation pourra, à chaque instant, s’opérer autour d’un axe différent. Les pôles, en conséquence, changeront perpétuellement de place.

Cette multitude d’axes, autour de chacun desquels un corps n’effectue qu’une partie de sa révolution, s’appellent les axes instantanés de rotation. En résolvant dans toute sa généralité l’important problème de mécanique