Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/378

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


sensiblement égales à 382 révolutions de Vénus. Tous les multiples inférieurs à 235 pour la Terre n’amèneraient pas, quelque nombre qu’on choisît pour les révolutions de Vénus, une conjonction écliptique de cette planète. De là on conclut qu’un passage de Vénus, correspondant au même nœud, peut avoir lieu après un intervalle de 8 ans, et cette période écoulée, il ne peut arriver qu’au bout de 235 années.

Une conjonction ayant eu lieu en 1761, près du nœud descendant, se reproduisit en 1769, et elle ne s’observera de nouveau que 235 ans après, ou en 2004.

Un passage fut observé par Horrockes au nœud ascendant, en 1639 ; un passage analogue devra avoir lieu 235 ans après, ou en 1874.

La Terre, vue du Soleil, paraît actuellement dans les deux nœuds de l’orbite de Vénus, en décembre et en juin ; ce sera donc à ces deux époques de l’année que, pendant plusieurs siècles, on observera les passages de Vénus.

On détermine, par des considérations analogues à celles dont nous venons de faire usage, les moments où Mercure se projettera sur le Soleil. Il faut remarquer que

7 révolutions
de la Terre égalent 
29 révolutions de Mercure.
13
sont équivalentes à 
54
33
égalent 
137


Dès lors il est évident que les passages de Mercure au même nœud peuvent avoir lieu à des intervalles de 7, 13, 33… années.

Un passage de Mercure dans son nœud ascendant