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du globe, et on a sous les yeux un tableau véritable qui rectifie les idées fausses que donnent sur l’étendue comparative des divers pays, les mappemondes ordinaires aux personnes qui n’ont pas suffisamment réfléchi sur ces questions. Dans ce système, les parallèles sont des lignes droites parallèles à l’équateur ; les méridiens sont représentés par des ellipses ayant pour axe commun l’axe polaire.

Pour les cartes que j’ai chargé M. Barral de dresser (fig. 244 et 245, p. 176 et 177), il fallait surtout donner une idée de la Terre jugée astronomiquement, montrer, les rapports des mers et des terres, les importantes chaînes de montagnes et les volcans. Les parallèles sont représentés par des lignes droites parallèles à l’équateur et dont les longueurs sont données par la table de la page 341 (chap. xxiii). Sur ces parallèles, il est facile de marquer les traces des divers méridiens en portant, à partir de la ligne droite médiane prise pour origine, des longueurs proportionnelles aux angles des méridiens entre eux. Le canevas de la carte étant obtenu, on y place sans peine tous les lieux de la Terre en se servant de leurs coordonnées respectives. On a pris pour plan du tableau le méridien qui divise la Terre en ancien et en nouveau monde. Les méridiens qui passent par les milieux des cartes sont celui qui a 70° pour longitude orientale et celui dont la longitude occidentale est 110°.

Lorsqu’on veut représenter des étendues de terrain peu considérables, on a recours à d’autres systèmes de constructions dans lesquels on cherche à satisfaire à diverses conditions imposées par l’usage qu’on doit faire des