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Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/145

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« Tous les volcans de la surface de la Terre peuvent être rangés en deux classes essentiellement différentes : les volcans centraux et les chaînes volcaniques. Les premiers forment toujours le centre d’un grand nombre d’éruptions qui ont lieu autour d’eux dans tous les sens d’une manière presque régulière. Les volcans qui appartiennent à la seconde classe ou aux chaînes volcaniques, se trouvent, le plus souvent, à peu de distance les uns des autres, dans une même direction, comme les cheminées d’une grande faille, et, en effet, ils ne sont probablement rien autre chose. On compte parfois vingt, trente et peut-être un plus grand nombre de volcans ainsi disposés, et ils occupent souvent une étendue considérable à la surface de la terre. Quant à leur position, à la surface du globe, elle peut être aussi de deux sortes : ou bien ces volcans s’élèvent du fond de la mer sous la forme d’îles et comme des cônes isolés, et alors on observe généralement à côté et dans la même direction une chaîne de montagnes primitives, dont la base semble indiquer la situation des volcans ; ou bien ils s’élèvent sur la crête même des montagnes primitives, et en constituent les plus hautes sommités.

« Ces deux espèces de volcans ne diffèrent pas les uns des autres dans leur composition et leurs produits. Ce sont presque toujours, et à peu d’exceptions près, des montagnes de trachyte, et les produits solides qui en dérivent participent toujours de la nature des roches trachytiques. »

Ces lignes montrent la cause des difficultés que présente l’énumération des volcans, et elles indiquent les règles que l’on doit suivre lorsqu’il s’agit de rattacher