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ZAK-KA

saire que vous souilliez vos nobles mains. » C’est alors qu’elle écrivit et laissa ce suprême distique[1]. Hélas ! elle tua alors son petit enfant, et en se donnant ensuite la mort avec le même glaive, elle transmit la mémoire de sa vertu[2] aux générations futures.

  1. En japonais : 辭世 zi-seï « poésie composée au moment de mourir ».
  2. En japonais : misaho. On désigne par ce mot la chasteté et toutes les vertus conjugales d’une femme qui ne contracte jamais qu’une seule alliance dans sa vie.