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ANTHOLOGIE JAPONAISE.

de la troisième année de l’ère Syô-ryakŭ (995 de notre ère), le père de l’auteur, le daï-zyô-daï-zin Tame-mitsŭ, mourut. Mitsinobou, pénétré des sentiments de l’amour filial, aurait voulu porter le deuil au delà d’une année ; les institutions du pays l’obligeant à le quitter, il composa la pièce de vers suivante :




𛂁 𛁭


𛂁 𛂁



Kageri areba keô nugi sŭtetsŭ fudzi goromo
Hate naki mono-wa namida nari keri.


Puisque l’usage au deuil veut qu’on fixe des bornes, mes funèbres habits me quittent aujourd’hui 5 mais mes larmes, du moins, ne me quitteront pas.