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PRÉFACE


Il est quelqu’un à qui je pense,
Dans le lointain, il est quelqu’un à qui je pense.
Cent lieues de montagne nous séparent,
Cependant la même lune nous éclaire, et le vent qui passe
nous visite l’un et l’autre ;
Je pense au temps où nous étions ensemble. Combien alors
nous étions heureux[1] !


Qui parle ainsi ? Qui soupire dans ce langage mélancolique, dont on sent la mélodie au travers

  1. D’Hervey-Saint-Denys, Poésies de l’époque des Thang, p. xxxii.