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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/343

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celui-ci notre contre-maître M. Thomson. La rivière dont je viens de parler est au Nord du golfe qui va du côté de Siam.

Pendant que nous étions là, & que nous allions tous les jours à terre pour avoir des raffraîchissemens, il arriva un matin qu’un homme vint me parler avec empressement. C’étoit un second canonnier d’un vaisseau des Indes anglois, qui étoit à l’ancre dans la même rivière, près de la ville de Cambodia. Il me parla anglois : monsieur, me dit-il, vous ne me connoissez pas, & cependant j’ai quelque chose à vous dire qui vous touche de près.

Le regardant attentivement, je crus d’abord ke connoître ; mais je me trompois. « Si cette affaire me regarde de près, lui repondis-je, sans que vous y soyez intéressé, qu’est-ce qui vous porte à me la communiquer ? » J’y suis porté, répartit-il, par le grand danger qui vous pend sur la tête, sans que vous en ayez la moindre connoissance.

» Tout le danger où je crois être, lui répliquai-je, c’est que mon vaisseau a fait une voie d’eau ; mais j’ai dessein de le mettre sur le côté pour tâcher de la découvrir ». Monsieur, monsieur me dit-il, si vous êtes sage, vous ne songerez point à tout cela, quand vous saurez ce que j’ai à vous dire. Savez-