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Page:Anonyme ou Collectif - Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, tome 2.djvu/178

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aussi bien tissus qu’il fût possible. Il le couvrit d’un second tissu de paille de riz ; & sur le tout il mit encore des feuilles d’un certain arbre, fort larges ; ce qui rendoit tout le toît aussi impénétrable à la pluie, que s’il avoit été couvert de tuiles, ou d’ardoises : il fit tout cela lui-même, hormis l’ouvrage de vanier, que les sauvages avoient tissu pour lui.

La tente extérieure formoit comme une espèce de galerie couverte, & de ses trente-deux angles de solives s’étendoient les poteaux qui soutenoient le dôme, & qui étoient éloignés du circuit, de l’espace de vingt pieds, de manière qu’il y avoit entre les murailles extérieures & intérieures, une promenade large de vingt pieds à peu près.

Il partagea tout l’intérieur en six appartemens par le moyen de ce même ouvrage de vanier, mais plus proprement tissu & plus fin que le reste. Dans chacune des ces six chambres de plan pied, il y avoit une porte, par laquelle on entroit par la tente du milieu, & une autre qui donnoit dans la galerie extérieure, qui étoit aussi partagée en six pièces égales, non-seulement propres à servir de retraite, mais encore de décharge. Ces six espaces n’emportoient pas toute la circonférence, & les autres appartemens qu’il y avoit dans la tente extérieure, étoient arrangés de la manière que voici. Dès qu’on étoit entré