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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/224

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RONDEAUX

CLXXX

Anthoine

(fol. 97)
Il n’est rien plus vray que la mort,
Et si ne pouons sçavoir l’heure,
Car sans faire longue demeure,
Souvent elle nous point et mort.

5Elle prent le foible et le fort ;
Devant son dart riens ne demeure :
[Il n’est rien plus vray que la mort.]

En Dieu est nostre resconfort ;
Par son moyen, je vous asseure,
10Pouons aller la voye seure ;
Qui ne l’yra, il aura tort :
Il n’est [rien plus vray que la mort.]

CLXXXI

Jehan, monsr de lorraine

(fol. 97 v°)
Quant a mon fait bien je pence,
G’is près que hors de mon sens
Des maulx que pour vous je sens,
Sans nesune rescompence.