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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/222

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RONDEAUX

Les jours sont au jourd’uy si cours
Que c’est assés pour erragier.

5Je ne puis mes maulx allegier,
Sy vous ne venés toust le cours ;
[Me lairés vous en ce dangier ?]

D’or et d’argent suy bien legier
Par ainsy vous actendre a Tours.
10Ne me joués plus de telz tours :
Pour Dieu, vueillés vous habregier ;
[Me lairés vous en tel dangier ?][1]

CLXXVIII

Anthoine

(fol. 96)
Qu’elle n’y a, je le maintien[2],
Que celle qui a doulx maintien ;
Pensés que c’est ma gente dame,
Qui a des bien plus que nul ame :
5A la louer fort je main tien[3].

Elle est plus qu’aultre gracieuse ;
C’est une chouse merveilleuse
De regarder sa doulce face ;
Comparison est hayneuse

  1. CLXXVII. Le refrain est remplacé dans le ms. fr. 9223 par la répétition fautive du nom de l’auteur : Anthoine.
  2. CLXXVIII. Voy. le premier vers du rondeau CXCIV.
  3. Après ce vers, le ms. fr. 9223 introduit une première fois le vers 7 qui revient plus loin.