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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/216

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RONDEAUX

Sa grace m’estoit importune ;
Oncques par luy n’eus joye aulcune :
Hé ! Dieu ! fault il qu’en ce point soye
15Subget [a tous maulx !]

CLXX

Jehan de Loyon

(fol. 92)
O Mort[1] tresorrible et hideuse,
Qui a plusieurs es despiteuse
Et pou piteuse,
Sur mon corps vueilles tout estandre[2]
5Ta puissance sans plus actendre
Pour finer ma vie anuieuse !

De tant vivre trop fort me dueil,
Mais c’est du tout oultre mon vueil,
Dont dire vueil
10Que bien bref te fault consentir
De m’avancer de mon sarcueil :
Sans [de] moy faire aulcun racueil,
Fine mon dueil,
Et me fais tous[3] tes maulx sentir ;

15N’a qui tu soyes gracieuse,
A moy vueilles estre oultrageuse
Et hayneuse,

  1. CLXX. Ms. fr. 9223 Mort.
  2. Ms. fr. 9223 estamdre.
  3. Ms. fr. 9223 tout.