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Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/212

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RONDEAUX

Le corps a Saint Pol je vous garde,
Qui est plain de toute douleur.

5Mais pour faire son fait meilleur,
Mandés le moy ains que plus tarde,
[Si vous l’avés, mon pouvre cueur.]

Je le vous lessay, j’en suy seur,
Quant bien a mon fait je regarde !
10Le feu saint Anthoine vous arde,
Quant vous le tendrés en langueur,
Si vous l’avès, [mon pouvre cueur.]

CLXV

Itasse de Lespinay

(fol. 89 v°)
Quant serés vous contens, mes yeux ?
Par Dieu, jamès, je le voy bien,
Tant que puissiés le doulx maintien
Veoir de celle que j’ame mieulx.

5Tous aultres regars anuyeux
Vous sont mès, en parlant du sien :
[Quant serés vous contens, mes yeux ?]

En est il point desoubz les cieulx,
Disons, et n’en mentons de rien,
10Qui l’aprouche ? non, je le tien :
Mais, pour moy fere tant joyeulx,
Quant serés vous [contens, mes yeulx ?]