Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/208

Cette page a été validée par deux contributeurs.
136
RONDEAUX

La maistresse de ma plaisance,
Et celle qui a la puissance
5De moy changier mon mal en [bien].

Voustre plaisant mignon maintien
Au cueur qui souloit estre mien
Fait mettre par tous lieux en France :
[C’estes vous ma dame et mon bien.]

10De cela n’est plus a luy rien ;
Puis qu’il le veult je le vueil bien,
Faingnant d’avoir aultre acointance ;
Mais sur ma foy j’ay esperance :
Celle qu’a dame je retien,
15C’estes vous, [ma dame et mon bien].

CLX

Itasse de Lespinay

(fol. 87)
Fortune veult le rebours de mon vueil[1]
Et nul que moy si fort n’ayme fort une,
Mais plus l’ayme, plus veult mon infortune
Et mains luy plaist ma joye que mon dueil.

5Pour ce ay bien cause se me lamente et dueil,
Car a moy plus que nul desoubz la lune
[Fortune veult le rebours de mon vueil.]

Fortuné suis trop pis qu’aultre aveuc dueil,

  1. CLX. Voy. le premier vers des pièces CLVI et CLVII.