Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/185

Cette page a été validée par deux contributeurs.
113
ET AUTRES POÉSIES

15Qui fort me presse
De me mener jusqu’a la mort[1]
Sanz y trouver ung seul deport,
Car trop me mort
Merencolie, qui me blesse,
20En [partant de vous, ma maistresse.]

CXXXI

Madamoiselle de Beau Chastel

(fol. 69)
En ce monde n’a saint ne saincte,
Soit près ou loing, que bref sans fainte
De tresbon cueur je ne priasse,
Et que voulentiers ne louasse,
5Se ma douleur peust estre estainte ;

Car je suis si tresfort attainte
De desplaisir, palie et tainte,
Que mieulx morte qu’ainsy m’amasse :
En ce monde [n’a sainte ne saincte.]

10Trop ay souffert sans m’estre plainte,
Mès maintenant je suis contrainte
De dire ce que je celasse,
Puis que je voy, dolente lasse,
Avenir ce dont plus j’ay crainte :
15En ce monde [n’a saint ne saincte.]

  1. CXXX. Ms. fr. 9223 jusques a.