Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/176

Cette page a été validée par deux contributeurs.
104
RONDEAUX

CXXI

Anthoine de guise

(fol. 63)
Se les yeulx esloignent la face,
Et Fortune ou Dangier le face,
Ne fault il pas pour tant [ce] dire
Qu’Amours, qui est de cueurs le sire,
5De tous poins d’espoir les defface ?

Car bien souvant pour mieulx cognoistre
S’aucun de son sens se bestourne,
Voulentiers font tel tours de maistre
Que puis après en joye il tourne.

10Qui bien a commancé parface,
Car Amour[s] veult qu’on le pourchace
Loing et près, c’est ce qu’il desire :
Ung limier, qui de grant cerf tire,
Ne doit pour tant lesser sa chace,
15Se les yeulx [esloignent la face.]

CXXII[1]

A. de Guise

(fol. 63 v°)
Pour vous avoir a mon pouoir servie
Et de tous poins ma pensée asservie

  1. CXXII. Imprimé dans Cent quarante cinq rondeaux d’amour, n° 73.