Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/115

Cette page a été validée par deux contributeurs.
43
ET AUTRES POÉSIES

Tant y voy abatu de boys,
Que, sur[1] ma foy, je n’y congnoys
5A present[2] ne voye ne sente.

Pieça y prins joyeuse rente :
Jonesse la paya[3] contente.
Or n’y ay[4] qui vaille une noix,
En la forest [de Longue Atente,
10Par vent de Fortune Dolente,
Tant y voy abatu de boys.]

Vielesse dit, qui me tourmente :
« Pour toy n’y a pesson ne vente,
Comme tu as eu autreffoiz ;
15Passé sont tes jours, ans[5] et moys ;
Suffise toy et te contente. »
En la forest [de Longue Attente,
Par vent de Fortune Dolente,
Tant y voy abatu de boys,
20Que, sur ma foy, je n’y congnoys
A present ne voye ne sente.]

XLVIII[6]

Madame d’Orléans

(fol. 26 v°)
En la forest de Longue Actente
Entrée suis en une sente,
Dont oster je ne puis mon cueur,

  1. Ms. fr. 1719 sus.
  2. Ms. fr. 1719 A ceste heure.
  3. Ms. fr. 9223 payet.
  4. Ms. fr. 9223 a il.
  5. Ms. fr. 719 ans jours.
  6. XLVIII. Ce rondeau se trouve aussi deux fois dans le ms. fr. 1719 de la Bibl. nat., fol. 64 v° et 129 ; il a été publié dans Charles d’Orléans, II, 164 (voy. plus haut la note du rondeau XXXIII).