Ouvrir le menu principal

Page:Anonyme - Rondeaux et autres poésies du XVème.djvu/108

Cette page a été validée par deux contributeurs.
36
RONDEAUX

Ce toust ne luy venoye ouvrir,
Il romproit l’uys de ma Pensée.

5Lors fait d’escremye levée,
Et puis vient mon cueur assaillir ;
Ce n’est [que chose acoustumée,
Quant Soussy voy vers moy venir.]

Adont prent d’espoir son espée
10Mon cueur, pour des cops soy couvrir
Et se deffendre et garentir ;
Ainssy je passe la journée :
Ce n’est [que chose acoustumée,
Quant Soussy voy vers moy venir ;
15Ce toust ne luy venoye ouvrir,
Il romproit l’uys de ma Pensée.]

XL[1]

Monsr d’Orléans

(fol. 22 v°)
Par m’ame, s’il en fust en moy,
Soussy, Dieu scet que je feroye :
Moy et tous de toy vengeroye ;
Il y a bien raison pour quoy.

5Rien ne dy qu’ainsy que je doy,
Et telle est la voulenté moye :
Par m’ame, [s’il en fust en moy,
Soussy, Dieu scet que je feroye.]
 

  1. XL. Publié dans dans Charles d’Orléans, II, 175.