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Page:Anonyme - L’entrée d’Espagne, tome 2.djvu/196

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« Que m’avois fait a merir me comance.
13195« Petit hai fait, mais a le sustinance
« De vostre peres moi met in oferance ;
« Jamais in moi non trovera falance. »

DLXIII[1]

Grant fu le preise intorn le duch d’Englent ;
Ne vos savroie bien dir intierement
13200Le grant honor qu’il hot par celle gent.
Le roi Souldain entre ses bras le prent,
Sanson l’acoulle et baise stroitement :
Iluec i fist de sun amor pressent
Que pué dura trusque sun finiment.
13205Chant il li ot osté sun garniment,
Joiant l’en maine Sanson et autre cent :
N’i a zel que n’ait zastel o teniment.
255 aGrant fu le joie que li Persant firent ;
Rois Malquidant la feit tot autrement,
13210Que plaint et plure et sor le mort s’estent,
Ses zavoil tire et soi pasme sovent ;
Plorent li prince a qui plorer apent.
« Niés », dit li roi, « de vos pieté me prent
« Qu’estes oncis par moi tot soulement.
13215« Nuls millor home, fair an pués sagrement,
« Non moruit mais, et si nen sai choment :

    — 13195 P. hui f. — 13196 Deutre p. — 13197 Ce vers terminait le premier volume de l’exemplaire en quatre volumes de l’Entrée d’Espagne qui se trouvait, en 1407 dans la bibliothèque de Francesco Gonzaga (n° 56 du catalogue publié dans la Romania, IX, 513).

  1. — 13198 Le deuxième volume de l’exemplaire de F. Gonzaga débutait par ce vers : sa leçon était conforme à celle du ms. de Venise, sauf pour le dernier mot, qui y était écrit, plus correctement, Anglent — 13200 hot — 13201 laprent — 13204 finimant — 13205 C. illo hoste — 13206 Soiant le maine — 13207 ho t. — 13212 ha qui — 13214 honcis ; tot manque — 13215 fait an pue sigrẽment.