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logiques comme alian 11606, eban 13596, fran 2258, 6539, 7817, etc., plan 2231, plans 402.

Cēra donne toujours cire (407 etc.), mais à côté de merci on trouve souvent mercé (2, 1808, etc.), et cēna a n’est représenté que par cene (14177) ou çaine (5892). À côté de la forme régulière marchis (336, 1227 etc.) on trouve une fois marcois 115, où le suffixe -ois a été introduit par analogie. Les formes verbales apercuet 8547, aperçuit 9489, duit 15180, percuet 9208, reçuit 4437 seront expliquées dans l’étude de la conjugaison.

En syllabe fermée, des formes diphtonguées apparaissent dans Ardaine 6989, 11449, Ardoine 9059, chevoiz 1745, cleires 4473, espois 8769, zavoil 13211, 13661. Devant la nasale, le passage de en à an (dans 409, dedanz 408, range 1496, sanble 914) entraîne l’emploi abusif de ain pour en dans comaince 7912, dainz 9477, dedainz 446. Devant un élément palatal résolu en i, on trouve indifféremment ai, ei, oi, a, i : çaint 2091, çandre 7576, cinte 6925, dreit 6039, ençointe 3855, estrindre 1135, vancre 2164, etc. Les formes verbales comme balie 8495, desplie 8396, drice 4439, 6313, etc., et les substantifs comme otri 13427, otrie 8504, torni 13427 sont amenés par l’analogie morphologique.

En syllabe demi fermée, c’est-à-dire devant l mouillé (quelle qu’en soit l’origine), on trouve pêle-mêle aparelle 67 (admis, avec mervelle, dans une tirade en l non mouillé), aparille 521, aparoile 354, consoil 139, consil 4425, cousaus 14814, mervelle 63, mervoille 1792, soulau 12608, etc.

Ī

L’ī est partout conservé sous forme d’i, excepté dans