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l’eau (chant 1) ; Ferragu (Ferraú) occupe Nájera (Laçera) avec 10.000 hommes, fait prisonnier les principaux barons français, et se mesure enfin avec Roland qui le tue après un duel de trois jours (ch. 2-5) ; une fois maître de Nájera, Charlemagne va camper sous les murs de Pampelune, défendue par Malgeris (Maçarigi) et son fils Isoré (Isolieri) (ch. 6-8) ; les Allemands veulent déserter et sont cruellement punis ; pardonnés, ils collaborent la confection d’une machine de siège (ch. 9-10) ; la machine est brûlée par les assiégeants et, dans la mêlée qui s’ensuit, Astolfo et Isolieri sont faits prisonniers et échangés l’un contre l’autre (ch. 11-12) ; Roland s’empare de Noble (Nobile) et revient au camp affronter la colère de Charlemagne, qui le frappe au visage (ch. 12-14) ; il quitte secrètement le camp, erre à l’aventure, trouve une fontaine merveilleuse, puis des mariniers qui l’emmènent à La Mecque (ch. 14-15) ; entré au service du soudan de Perse, il tue le neveu du roi Malcuidant (Marchidante) et se fait nommer capitaine général (ch. 15-17). Ici s’ouvre la grande lacune du manuscrit de l’Entrée d’Espagne, si bien que nous manquons de base pour la comparaison du récit de la Spagna (fin du chant 17, chants 18 et 19, début du chant 20) avec celui du Padouan. À la fin du chant 20, Roland quitte l’Orient avec trois compagnons et est jeté par la tempête sur la côte d’Espagne ; après plusieurs miracles, l’un de ses compagnons est tué par un géant, et Roland abandonne momentanément Hugues et Sansonet pour se rendre à un ermitage qu’il aperçoit sur une colline. L’ermite le reçoit, après l’avoir éprouvé, lui fait part de la nourriture qui lui est apportée miraculeusement et des révélations que lui fait un ange à son sujet, se confesse, meurt et est enterré par lui ; Roland rejoint alors