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6129. On peut garder ester, leçon du ms., variante de estier, v. 336 ; ces formes correspondent au prov. estiers, qui se rencontre aussi dans les textes poitevins, angoumoisins et lyonnais, du lat. exterius.

6346. Au lieu de fui, lire fuï.

6356. Au lieu de salué, lire salüé.

6427. Au lieu de s’en convient, lire s’enconvient.

6461. Au lieu de sofrirage, lire sofriroge.

6525. Le fils la Terre est le géant Antée.

6532. Sur les pieds « copés » considérés comme qualité d’un bon cheval, voir ce qu’a écrit G. Paris ; Romania, XI, 509, et XXXI, 128.

6542. Il n’y a certainement pas lieu de corriger Troian en Traian ; il ne s’agit pas de l’empereur Trajan, mais d’Hector de Troie, comme on le voit au v. 6544, où est mentionné Galaté, cheval d’Hector (cf. la table de l’éd. du Roman de Troie par M. L. Constans, sous galatee.)

6649-54. Rentrer ces vers, qui sont décasyllabes.

6652. Brons n’offrant pas de sens comme nom commun, peut-être faut-il lire le chier sami d’Ebrons, et voir là le nom de l’ancienne ville de Palestine dite Hébron ; cf. v. 12185, Pelias de Nebron.

6654-6. C’est dans la chanson d’Aspremont que Naime, envoyé en ambassade auprès d’Agolant, est chargé par Balant de faire présent, à son retour, d’un cheval à Charlemagne. J’emprunte au ms. Bibl. nat. franç. 1598, fol. 14, dont le texte est italianisé beaucoup plus fortement que celui de l’Entrée d’Espagne (cf. sur le ms. d’Aspremont, Meyer-Lübke, Franko-italienische, II, dans Zeitschrift für roman. Philol., X, 22 et s.), le récit partiel de cet épisode :

Donche oit Ballant .j. destrer demandés :
Selle oit al dos al fin or exmerés,
Le peres et li ors valent l’onor d’une cités.
E dist Ballant : « Nayme, or prendés.
« Quant vos serés en la vostra contrés,
« A cil a cui vos plaira si lle donarés. »
Et dist Naymes : « De nient en parlés. »

Donques fist Ballant inseller .j. cival :
Il fu plus blanch que cristal ne esmal ;