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tion entre Dieu et son peuple. Depuis Héli jusqu’à David sur son trône, c’est là un principe général. La foi et la puissance, non pas la succession.

Mais la chair exigeait un ordre gouvernemental,[1] et elle obtient ce qu’elle désire : mais cet ordre échoue devant le pouvoir de l’ennemi. Alors, même des fidèles qui s’y rattachent tombent avec lui [Jonathan]. Si l’ordre gouvernemental est établi sans le Christ, ceux qui y sont attachés ne peuvent pas aimer que Christ vienne le mettre de côté. Celui en qui l’espérance est vivante doit se contenter d’être comme une perdrix sur les montagnes.

Saül fut suscité pour détruire les Philistins ; Jonathan les vainquit, mais jamais Saül, qui fut, au contraire, détruit par eux. Jonathan était un croyant associé à l’ordre des choses extérieur. La place de la foi était avec David. C’est la place de la puissance de la foi sans le roi.


2 SAMUEL.

Saül tombe sur les montagnes de Guilboah. Puis nous avons le règne de David en activité et en puissance, non pas un règne de paix, avec la promesse de

  1. Il est bien vrai aussi que tout allait mal par la mauvaise conduite des fils de Samuel. Si l’énergie spirituelle était en chute, la conséquence en était une grave lacune morale. L’Église ne peut demeurer debout que par la puissance spirituelle, aussi quand elle s’appuya sur la succession, tout fut perdu.