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Page:Anonyme – Bordel patriotique, 1791.djvu/13

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Invocation de la Reine, & de Mademoiselle Théroigne à la ſtatue de Priape, qu’elles ornent de guirlandes le membre vigoureux de ce dieu, le premier des fouteurs des Syrennes du Ciel & de la Terre.

HYMNE A PRIAPE.


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Priape puissant dieu des amours de la terre,
        Perce nous de ton aiguillon ;
        Soit ſenſible a notre prière,
De ton dard vigoureux enfile nous le Con
Fais paſſer dans nos corps & tes feux & ton
   foutre,
Rafraîchis-nous des flots de ton ſperme
   divin,
Bourre sans te laſſer notre brûlant vagin,
Nos beſoins déſormais ne peuvent paſſer
   outre,
        Fous et fous-nous juſqu’à demain.
Jadis Pygmalion a foutu des Statues,
        Comme Ixion foutoit des Nues ;
        Pour te faire un plus grand honneur
     Tempere notre ardeur extrême,
        Et ſans perdre de ta vigueur,
        Tu peux, ſans en paroître blême,
A couillons rabattus nous donner le bonheur.