Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/488

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.





HÂ 53 (SP. 52). — GÂTHA VAHISHTÔISHTI




La Gâtha Vahishtôishti ne contient qu’un Hâ, d’un rythme compliqué. La strophe comprend 4 vers 1 [1], composés les deux premiers de 12 syllabes réparties en 7 + 5, et les deux derniers de 19 syllabes réparties en 7 + 7 + 5. La formule est donc : 2 (7 + 5) ; 2 (7 + 7 + 5).

Cette Gâtha se rapproche beaucoup de la précédente par une certaine prédominance du caractère légendaire.

Analyse. — 1. Glorification de la parole de Zarathushtra, qui est le bien le plus désirable : Ahura donne le Paradis à ceux qui la suivent.

2. Le Prophète exhorte le roi Vîshtâspa, son protecteur, et Frashaoshtra, son beau-père, à enseigner la loi, à professer la religion de Mazda, à la propager.

3-4. Il exhorte Pourucista, sa fille, qu’il a donnée à Jâmâspa, le frère de Frashaoshtra, à accomplir ses deux devoirs de femme, comme fille envers Zarathushtra, comme épouse envers Jâmâspa.

5. Il exhorte la femme à attirer son mari à la vraie religion : ainsi fait Hutaosa pour son mari Vîshtâspa ; femme et époux doivent s’éclairer et se soutenir l’un l’autre dans le bien.

6. Femme et mari se sauvent ou se perdent ensemble. Mort prématurée et damnation de celui qui se livre au mal.

7. Supplice dans l’enfer de la femme infidèle.

  1. 1. Sauf la strophe 6 qui, selon le Cim î Gâsân, a cinq vers : v. note 26.