Page:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1810-1811, Tome 1.djvu/127

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
123
QUESTIONS RÉSOLUES.


la corde qui joint les points de contact de ses côtés avec le cercle, se trouve par la même assujettie à passer par un certain point qui est aussi donné[1].

Puis donc que les sommets des angles du polygone demandé doivent être situés sur m droites données, il en résulte que, si l’on forme un polygone inscrit d’un pareil nombre de cotés, qui ait les sommets de ses angles aux points où le premier touche le cercle donné, les côtés de ce dernier prolongés, s’il le faut, passeront par m points donnés. Il est de plus évident que, le polygone inscrit étant construit, il suffira, pour former l’autre, de mener, par les sommets des angles de celui-ci, des tangentes au cercle auquel il est inscrit,

Le problème par lequel on propose de circonscrire à un cercle donné un polygone de ni côtés, qui ait les sommets de ses angles sur m droites indéfinies, données de position par rapport à ce cercle, revient donc à celui où l’on proposerait d’inscrire au cercle donné un polygone de m côtés, dont les côtés, prolongés ou non prolonges, passassent par m points donnés[2].

  1. Ce point peut être facilement déterminé de plusieurs manières différentes. Soit en effet le centre du cercle donné, et la droite donnée.

    On pourra d’abord abaisser de sur , une perpendiculaire, et si est son pied, et le point où elle coupe le cercle donné, en prenant sur elle un point tel que CP soit troisième proportionnelle à CA et CB ; le point sera le point cherché.

    Autrement, 1.° Si la droite ne rencontre pas le cercle donné, en désignant toujours par le pied de la perpendiculaire abaissée de sur  ; si, par ce point , on mène deux tangentes au cercle, et qu’on joigne par une corde les points de contact de ces tangentes avec le cercle ; l’intersection, de cette corde avec la perpendiculaire sera le point cherché.

    2.° Si la droite coupe le cercle, il suffira de mener des tangentes à ce cercle par les deux points où elle le coupera, et l’intersection, de ces tangentes sera le point cherché.

    Il est aisé de voir, d’après ces constructions, ce qu’il y aurait à faire si, au contraire, le point étant donné, il était question de déterminer la droite à laquelle il répond.

  2. Il est visible, par ce qu’on a dit plus haut, que réciproquement ce dernier problème peut être ramené au premier.