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Page:Andre Suares Voyage du Condottiere Vers Venise, 1910.djvu/174

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voyage du condottière

féconde. Au milieu de toute cette volupté, je prends ma force à deux mains, comme une hache. Je fends l’espace obscur qui me séparait encore de mon vœu le plus profond et de ma volonté. Dans cette gondole, je finis la tragédie de la mort et du désespoir le plus sombre que je portais depuis dix ans. Je connais un amour plus fort que les délices, plus vrai que les baisers, un amour qui peut vaincre le désir, et qui ne doit pas être rassasié.

Le jour va naître. Le soleil rouge s’élève dans les cyprès de Saint-Lazare. Et telle fut mon entrée au rêve de la ville sans pareille, de la ville adorable.