Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


Infâmes puissent mieux s/enpiffrer, et qu’en paix Les fraudeurs engraissés digèrent, satisfaits? Voilà un beau livre que les Bretons, qui ont applaudi la parole de Lebesgue à Locmariaker, en 1929, liront avec une intime satisfaction, comme si c’était un des leurs qui l’avait écrit.




POUR L’IDEAL, roman par Jean Souvenance. Un vol, 188 pages : prix, 12 francs. — Brumauld, éditeur, 32, rue de Richelieu, Paris.

Un jeune auteur de Saint-Brieuc se cache sous le pseudonyme de Jean Souvenance. Il s’était déjà essayé dans la poésie et la nou- velle, avec un certain succès. Il tente aujourd’hui le roman, et traite un sujet original, qui nous reporte au temps de la bohème estudiantine.

Un poète pauvre et inspiré vit à Paris dans une mansarde. Aucun éditeur ne consent à le lancer. Il est commis dans une usine. A côté de lui, sur le même palier, il connaît la cousette Madeleine qui devient naturellement sa maîtresse. Elle est l’ange gardien de ce faux-ménage. Un autre écrivain malchanceux, Paul Franc, entre dans l’intimité de Marcel Hautcœur, et naturellement encore, tombe amoureux de Madeleine. Mais il ne veut pas trahir son ami. Il lui rendra même le service de s’entremettre auprès de l’éditeur Fustel et d’obtenir qu’il imprime le Dernier Rêve, chef- d’œuvre de Haut cœur, qui lui vaudra gloire et fortune.

Mais Hautcœur est phtysique… Touché à mort, il s’alite, mais avant qu’il n’expire, Paul Franc lui a apporté le premier exemplaire de son ouvrage. Hautcœur meurt rayonnant de,bonheur. Madeleine et Paul Franc l’ensevelissent. La triste histoire s’achève là ; mais nous supposons que la vie a repris ses droits et que Paul a pu enfin réaliser sa secrète passion.

A part cette mise en scène qui a Paris pour théâtre, et ces mœurs étrangères à la Province, il y a quelque chose dans le personnage du poète Marcel Hautcœur qui rappelle la triste destinée de notre •François Abgrall et la bataille de toute sa courte vie pour la célébrité.




WHERE WILL YOU FALL ? par Léo Pérutz. — Traduit de l’allemand en anglais par Hedwig Singer. — Un vol. relié de 294 pages, chez Elkin Matthews et Marrot, 54, Bloomsbury Street, Londres. — Prix : 7 shillings 6 pence.

« Livre original et remarquable, un des contes les plus plausibles et les plus ingénieusement bâtis que nous ayions jamais lus », écrit le Daily News.

a IL est rare de trouver une histoire criminelle qui soit une œuvre d’art, et non une machinerie… On trouve ici, le meurtre, le suicide inévitable, épidémique, le mystère, le détectivisme, et en même temps une étonnante exploration de la personnalité, » lit-on dans The Nation.

Du London Mercury : « Pour une atmosphère de réelle tension et d’horreur, il serait difficile de trouver l’équivalent dans les icomans récents. »

Cinq prisonniers de guerre autrichiens en Russie, avaient juré de tuer le commandant du camp eu égard à sa brutalité. Mais rendus à la liberté, Vittorin seul persiste dans son dessein. Ses aventures