Page:Amable Floquet - Anecdotes normandes, deuxieme edition, Cagniard, 1883.djvu/368

Cette page a été validée par deux contributeurs.


ment son Ode des Palinods, la dure et salutaire leçon de l’archidiacre Raffin, mais, sur toutes choses, l’histoire de l’étole, dont l’élève charmé prit note incontinent se promettant bien de ne l’oublier de sitôt. Cette histoire, vous venez de l’entendre, mais redite sans charme et sans grâce, sans cette vive pantomime du vieillard, surtout sans cette parole pleine encore de colère, de verve et de malice, qui alors à mes yeux lui avait donné tant de prix. Que si toutefois par fortune, vous l’avez écoutée sans trop d’ennui, encore vous plaindrai-je de ne la point tenir, comme moi, du savant et malin vieillard qui en avait été le héros, et vous dirai-je en toute vérité : Que serait-ce si vous l’eussiez entendu vous la raconter lui-même.