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car le tiers-état ne peut monter qu’âpres que la noblesse est descendue; mais là où le bas peuple tout seul, à défaut de bourgeoisie, s’emporte contre la royauté et la noblesse, abstenons-nous. Il s’agit peut-être d’une révolte qui retarde la vraie liberté.

Ces principes suniraient pour régler toute une politique.

Nous serons très sages si, pendant longtemps, nous nous montrons très sobres en diplomatie. La position que nous donne notre avancement dans la liberté politique nous rend si forts, qu’elle nous dispense de chercher à le paraître. Réglons-nous au dedans, et il n’y aura pas de peuple, sur la terre, à qui soit réservée une plus belle place vis à vis des autres.

La France est aujourd’hui le centre autour duquel se groupent les États constitutionnels. Regardez-la, appuyée au couchant, sur la vieille Angleterre, qui, stimulée par son exemple, ôte le gouvernement des mains de l’aristocratie; au nord, sur la Belg!que,sa fille bien-aimée; à l’est, sur la Suisse; au midi, sur l’Espagne et le Portugal, où la liberté se débat entre l’anarchie et le despotisme. Le rayon dépasse, au nord, cette circonférence; il traverse la Hollande, pays de mâles vertus, qui réjouissent la liberté, et arrive