Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/342

Cette page n’a pas encore été corrigée


DE L~ T)CMOC~AT{E NOUVEt.LH.

338

En outre, je ne crains pas de nier que ce gouvernement -doive être moins généreux que celui qui l’est le plus. Si on entend par générosité le faste la prodigalité, l’imprudetxe dans le sacriiice et ie point d’honneur préféré à 1 équité, je l’accorde. Nos classes régnantes ne se piqueront point de celle-là et je ~es en loue; mais si un gouvernement généreux est celui qui met l’État devant les particuliers, qui nepemMt pas que le plus grand nombre pleure les ptaisirs de quelques ttns, et qui cherche moins à éblouir 1-e monde par ta gratitdeMT d’nn saorifice qu’a sauver le pays en le faisant~vec justice et à propos, je soutiens qu’a ce prix :les classes moyennes vamcpont les rois absolus, et les corps aristocratiques.

S’il est vrai que rien ne dispose mieux a la pitié q~e le mélange de la bonne et de la mauvaise fortune, les individus de ces classes seront, plus que pe-rsonae, exempts de dufeté dans le maniement des affaires. La division extrême des fortunes tera que les dons Toiomtairee y produiront moins d’éclat que dans les pays aristocratiques mais peut-être tous ces petits ruisseaux, s’ils coulaient réunis, formeraientri-ts une plus grosse rivière.

A la place de cette maxime aristocratique noblesse oblige, ils pratiq.ueMnt celle-ci patrie oblige, ce qui sera au ’monis aussi généreux.