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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/310

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DE LA DEMÛCRAHE N0(~ P.LLK.

3UC

ennemie de l’inégalité née à côté d’clle, et s’unirait probablement. avec le peuple pour venger Fe~alité outragée.

S’il en est ainsi, les lois doivent être faites de manière à assurer le gouvernement des classes moyennes contre les périls résultant de leur propre vanité.

CHAPITRE IV.

DE LA PAftUE DANS LE GOUVERNEMENT MOi’EN.

Il semble qu’en abolissant l’hérédité de la pairie, la bourgeoisie se soit défiée d’elle-même et ait voulu s’empêcher de faDIir. Rendons-lui grâces d’avoir poussé la modération jusqu’à la rendre obligatoire 1

La suppression de ce privilége aristocratique est devenue un gage d’alliance entre toutes les parties de la classe moyenne. Il a établi une profonde différence entre le gouvernement anglais et le nôtre, telle que l’exigeait la diversité des mœurs, des souvenirs et des événements.

Le jour où ce dernier coup a été porté au droit héréditaire, la France n’a plus ressemblé qu’à la France la monarchie moyenne a retrouvé ses vrais titres~ct la nature a vaincu l’imitation On a fait valoir, en faveur de l’hérédité de la pairie, deux ar~imcnts qui se combattent l’un par l’autre le