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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/307

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LIVRE XI!~ CHAP. H. ~03 -’b

contribuable une part dans l’exercice des droits locaux; c’est répartir, avec un grand esprit de sagesse et de justice, les diverses fonctions de la vie sociale; c’est ouvrir, dans le cœur du gouvernement, une issue par laquelle l’air y pénètre sans cesse.

Le gouvernement des classes moyennes est pour la première fois donné en spectacle au monde. Le rôle de la royauté de 1830 doit à cette circonstance une grandeur singulière. Elle représente, dans ses rapports avec les autres États une forme de société jusqu’à présent inconnue sur la terre. Il lui a fallu trouver un langage et prendre uneattitude qui convinssentavec unesituation si neuve. Ce n’était plus l’ancienne monarchie, ce n’était pas davantage la république; mais quelque chose participant de l’une et de l’autre, imposant par sa nouveauté, inquiétant pour les rois par son caractère mixte, admirable aux yeux des peuples comme le gage des progrès de la raison humaine et la forme la plus savante de la démocratie. Le tiers-état, déjà formé dans la plupart des sociétés européennes, applaudit avec transport n l’établissement de notre g’oM(~r/?em~< moyen. Nous semblons tracer, au milieu des nuages de l’avenir, le magique tableau des destinées plus ou moins prochaines de chaque nation civilisée. La France a jeté hardiment un