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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/301

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LIVRE XH) CHAP. II.

29i

préparé avec les larmes et les sueurs du peuple dans une coupe d’or nommée par la flatterie celle de l’immortalité; ceux-là en s’enfonçant de plus en plus dans les dérèglements du libertinage recouvert de fleurs par la grâce, dans l’oubli des droits et misères du peuple, dans le mépris des lois du royaume de leur conscience et de la religion tel en cédant d’une main une part de liberté et la reprenant en secret avec l’autre en témoignant le désir d’oublier les funestes exemples des règnes précédents et manquant de la force nécessaire pour fermer l’oreille aux avis de sa cour, en se parjurant par faiblesse, en tolérant la licence par humanité, en expiant sur 1 échafaud l’inopportunité de ses plus belles vertus; tel autre en reprenant le rôle de Charlemagne, en faisant de la royauté une héritière de l’anarchie, en faisant plier le dos de la liberté sous la charge des drapeaux conquis dans les batailles, en plaçant l’égalité dans le droit de mourir au loin et de délayer avec son sang la poussière d’un sceptre brisé; tel autre enfin en établissant les apparences d’un gouvernement libre et profitant du moment où la liberté lisait le livre de la loi nouvelle, pour rouvrir le tombeau de l’ancienne monarchie et essayer le miracle dela résurrection des morts, mais en voyant, pour punition de cette perfidie, la porte du cercuei 1 se refermer sur la royauté ensevelie vivante.